ça fait un an... C'est dingue. Dingue ce que le temps passe vite. Dingue comment je pense encore à toi tous les jours au moins quelques secondes. Dingue comme tu me manque. Dingue de penser à ma vie avant ça et de faire le résumé de tout ce que j'ai perdu. Dingue la façon dont c'est arrivé.
En un an j'ai eu le temps de continuer à vivre puisque moi j'en ai la chance, j'ai eu le temps d'essayer de profiter de la vie malgrè tout, j'ai essayé de reprendre comme avant. Mais c'est évident pleins de choses ont changé. Ma mamie me manque, parce que c'était ma Mamie avec un grand M, tu sais celle que tu vois dans les films, qui adore ses petits enfants, que les petits enfants adorent, celle dont tu prend à la fois soin et qu'en meme temps tu lui en fait voir de toutes les couleurs en faisant pleins de bétise parce que avec les grands parents tu peux faire plus de bétises^^
ouai...Tu me manque, c'est définitif. J'ai l'impression que c'était hier. Pourtant : un an, et il en reste des dizaines et des dizaines à vivre sans toi. Va falloir continuer à vivre avec ça... Heureusement que j'ai les gens à l'hopital lors de mes stages mais aussi mes amis, ma famille qui me renvoient constemment le fait qu'on peut prendre du plaisir à vivre et oublier les blessures tout simplement en profitant de ceux qui sont là; de ce que je leur apporte et de ce qu'ils m'apportent. Je profite de ceux qui vivent pour combler le vide de ceux qui sont plus là en somme. En prenant encore plus conscience de tout ce que apporter d'etre avec les autres, de profiter d'eux: oublier pendant un instant ceux qui ne sont plus là, savoir que t'es pas seul dans ton coin dans ton cas, les autres aussi ont connus des misères et rien que de les connaitre te fait relativiser les tiennes. J'applique ta propre stratégie en fait. J'espere que tu ne m'en voudras pas.
Mais meme si je tente de garder la tete hors de l'eau en profitant de tout ce que je peux je garde quand meme ce vide.
J'aimerai que tu ailles bien là où tu es en ce moment, j'aimerai pouvoir savoir que tu veilles sur nous. Mais ça j'en sais rien, personne ici n'en sais rien, alors j'imagine aussi le néant: que tu as été et que tu n'es plus,point. C'est beaucoup plus triste comme idée. C'est triste tout court de penser à la façon dont tu es tombée d'un coup toi la sur-dynamique, celle qui apportait que du bonheur autour d'elle, celle qui maintenait le moral de tout le monde.
Faut faire sans toi... Un an après je fais en effet sans toi... Mais toujours avec cette impression que ça pourrait etre ENCORE mieux: que tu sois là pour vivre tout ça avec nous...
Mais pour finir sur une chose que tu m'aurais toi meme répondu: "comment demander d'avoir ENCORE mieux quand la vie te gâte dejà beaucoup? On ne peut pas tout avoir." Et c'est pas faux, j'en fais ma philosophie, meme si elle ne suffit pas à cicatriser totalement la blessure.
En un an j'ai eu le temps de continuer à vivre puisque moi j'en ai la chance, j'ai eu le temps d'essayer de profiter de la vie malgrè tout, j'ai essayé de reprendre comme avant. Mais c'est évident pleins de choses ont changé. Ma mamie me manque, parce que c'était ma Mamie avec un grand M, tu sais celle que tu vois dans les films, qui adore ses petits enfants, que les petits enfants adorent, celle dont tu prend à la fois soin et qu'en meme temps tu lui en fait voir de toutes les couleurs en faisant pleins de bétise parce que avec les grands parents tu peux faire plus de bétises^^
ouai...Tu me manque, c'est définitif. J'ai l'impression que c'était hier. Pourtant : un an, et il en reste des dizaines et des dizaines à vivre sans toi. Va falloir continuer à vivre avec ça... Heureusement que j'ai les gens à l'hopital lors de mes stages mais aussi mes amis, ma famille qui me renvoient constemment le fait qu'on peut prendre du plaisir à vivre et oublier les blessures tout simplement en profitant de ceux qui sont là; de ce que je leur apporte et de ce qu'ils m'apportent. Je profite de ceux qui vivent pour combler le vide de ceux qui sont plus là en somme. En prenant encore plus conscience de tout ce que apporter d'etre avec les autres, de profiter d'eux: oublier pendant un instant ceux qui ne sont plus là, savoir que t'es pas seul dans ton coin dans ton cas, les autres aussi ont connus des misères et rien que de les connaitre te fait relativiser les tiennes. J'applique ta propre stratégie en fait. J'espere que tu ne m'en voudras pas.
Mais meme si je tente de garder la tete hors de l'eau en profitant de tout ce que je peux je garde quand meme ce vide.
J'aimerai que tu ailles bien là où tu es en ce moment, j'aimerai pouvoir savoir que tu veilles sur nous. Mais ça j'en sais rien, personne ici n'en sais rien, alors j'imagine aussi le néant: que tu as été et que tu n'es plus,point. C'est beaucoup plus triste comme idée. C'est triste tout court de penser à la façon dont tu es tombée d'un coup toi la sur-dynamique, celle qui apportait que du bonheur autour d'elle, celle qui maintenait le moral de tout le monde.
Faut faire sans toi... Un an après je fais en effet sans toi... Mais toujours avec cette impression que ça pourrait etre ENCORE mieux: que tu sois là pour vivre tout ça avec nous...
Mais pour finir sur une chose que tu m'aurais toi meme répondu: "comment demander d'avoir ENCORE mieux quand la vie te gâte dejà beaucoup? On ne peut pas tout avoir." Et c'est pas faux, j'en fais ma philosophie, meme si elle ne suffit pas à cicatriser totalement la blessure.
